
samedi 15 janvier 2011
vendredi 25 juin 2010
lundi 7 juin 2010
le Dévoreur

dimanche 6 juin 2010
le Pont sur le Rien

On ne peut pas le traverser. Condamné depuis longtemps.
Trop dangereux.
La partie en pierre, le viaduc, est ancrée dans le marais. Une enfilade d'arcades qui évoquent la nef gigantesque d'une cathédrale.
La partie en pierre, le viaduc, est ancrée dans le marais. Une enfilade d'arcades qui évoquent la nef gigantesque d'une cathédrale.
En haut, à plus de trente mètres, le tablier comme un enchevêtrement de câbles, de solives.
De l'autre côté, l'auberge du Point du jour.
De notre côté du pont, il n'y a rien. Rien que nous et le marais.
De l'autre côté, l'auberge du Point du jour.
De notre côté du pont, il n'y a rien. Rien que nous et le marais.
le Petit Hurleur

On dit que la nuit, parfois, on aperçoit sa lanterne. S’il appelle et que vous lui répondez, il parcourt en une seconde la moitié de la distance qui le sépare de vous. Et il appelle. Et si vous lui répondez à nouveau, il se rapproche encore. Et à la troisième réponse, vous n’avez même pas le temps de refermer la bouche qu’il a déjà serré ses longs doigts noueux autour de votre cou et avant que vous vous en aperceviez, il vous entraîne déjà au fond de l’eau boueuse qui s’infiltre dans vos poumons… Bien sûr, personne n’y croît vraiment. C’est une histoire qu’on raconte pour coller la trouille aux drôles. N’empêche. Si on traîne la nuit dans le marais et qu’on aperçoit une lumière qui se déplace au loin, eh bien on n’en mène pas large… Et quand on entend une voix vous appeler, on ne peut pas s’empêcher de penser à la légende et aux créatures de limon qui attendent de vous mettre le grappin dessus...
La lanterne des morts

à quelques kilomètres de là, au croisement de deux chenaux majeurs et des chemins qui les longent, se tient sur une butte artificielle une bâtisse de pierre blanche, haute de vingt mètres et ajourée à son sommet. On n'y pénètre pas directement mais par une trappe accessible depuis un petit bâtiment situé à quelques pas de là dans un bosquet. L'ouverture mène à un souterrain peu profond, puis, à une série de marches, jusqu'au sommet de la tour. Là, les chanoines de l'ancien temps venaient allumer et entretenir le feu qui devait permettre aux âmes perdues en mer et dans le marais de retrouver le chemin de la félicité.
Du sommet, on voit la côte, l'océan rappelle sa proximité au peuple de la fange, la lumière de la lanterne des morts, isolée, vacillante dans le brouillard, répond à celle de la Dame Blanche qui apparaît parfois, dont nul ne connaît l'histoire sinistre.
Brève rencontre avec la Vouivre

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